Cette magnifique chatte vivait depuis un an au sein de la polyclinique ; tout le monde la connaissait, la caressait, lui parlait. Lorsqu'on arrivait, elle nous disait " maouououh " et venait se frotter contre nos jambes, se laissait caresser entre les oreilles, puis allait se coucher sur le capot de notre voiture encore tout chaud.
Depuis quelques temps, le froid se faisant ressentir, elle avait réussi à pénétrer sous la verrière où se trouvent les consultations ; elle dormait sur un tronc d'arbre, et de temps en temps elle réussissait à se faufiler jusqu'aux fauteuils de certaines consultations. A l'urologie, on la retrouvée lovée entre deux piles de dossiers !
Mercredi matin, j'ai raccompagné un papy dans sa chambre ; en passant sous la verrière, j'ai entendu hurler la chatte, comme un bébé : les hommes de la maintenance essayaient de l'enfermer dans une petite panière en osier ; puis le garde-champêtre est arrivé, prêt à l'expédier à la SPA, sous prétexte qu'il y avait eu des plaintes ; la chatte était devenue trop encombrante. Je n'ai pas réfléchi, j'ai gueulé : " non, certainement pas, il est hors de question qu'elle parte à la SPA, je l'emmène ". Je leur ai donné les clés de ma voiture et ils ont mis le panier en osier dans ma voiture. Ce n'est qu'après que je me suis demandée comment allaient réagir mes chiennes ....
Le soir, je me suis débrouillée pour que mes pupuces et la chatte ne se rencontrent pas ; la chatte a juste aperçu les filles derrière une vitre, elle a eu très peur. Alors on a appelé pépé Vial, qui a accepté de la prendre chez lui ; là-bas, mademoiselle sera choyée, nourrie, caressée ... elle pourra vivre sa vie de chatte dans le grand parc et continuer une vie heureuse. Elle est adorable, s'est laissée prendre, caresser par toute la famille sans broncher ; elle a passé sa première nuit à St Didier, dans mon bureau, sans rien casser. Je suis contente de l'avoir sauvée d'une mort quasi-certaine. Bon week-end à tous.